Plusieurs ruchers de testage (entre 8 et 15 pour la SAR ces trois dernières années) participent à un cercle d’échange où des groupes de 12 reines soeurs provenant de différentes lignées, mais dont l’origine n’est connue que de la commission neutre qui organise la répartition, sont répartis sur tous les ruchers.

De cette façon chaque lignée est testée dans différentes situations et les testeurs qui ne connaissent pas l’origine des reines ne risquent pas d’en favoriser inconsciemment une parce qu’ils ont une préférence pour son origine.

Une campagne de testage dure 12 mois. Elle commence le 2ème samedi de juillet avec la réception des reines à tester. Elle se termine vers la mi-juillet de l’année suivante avec le dernier test varroa. Elle a toutefois une prolongation car les testeurs ont l’obligation de maintenir au rucher toutes les bonnes reines et de mettre à disposition celles qui seront primées pour des élevages ultérieurs.

 

D’abord le testeur prépare 12 ruches de même modèle situées au même emplacement.

Il les peuple avec

– soit 12 essaims artificiels de 1.800 kg sur 5 cires

– soit 12 nuclés standardisés sur 5 cadres

…sans mélanger les deux méthodes et y introduit les reines qui lui seront fournies gratuitement.

Ces 12 colonies appartiennent donc au testeur mais en compensation de la valeur des reines reçues il doit respecter quelques exigences du programme de testage.

Jusqu’à l’hivernage le testeur soigne au mieux ses colonies pour que toutes puissent passer l’hiver. Elles reçoivent les soins correspondant à leur développement mais ne doivent pas être renforcées si elles restent faibles.

Le testage commence au mois de mars suivant avec les premiers comptages de chute de varroas. Le testeur fait son possible pour éviter l’essaimage. Les colonies qui essaiment tout de même continuent à subir le programme des tests jusqu’en juillet.

A la mi-juillet tous les tests devraient être effectués et les performances inscrites dans le carnet de testage. Dès ce moment les reines sans valeur et celles d’essaimage ou remérage peuvent être remplacées si le testeur le désire.

Les résultats des tests effectués au cours de la saison par tous les testeurs participant au cercle d’échange anonyme sont traités par ordinateur et analysés par un programme très sophistiqué qui calcule pour chaque reine une valeur de sélection portant sur 5 caractères :

– récolte

– douceur

– tenue du cadre

– résistance à l’essaimage

– résistance aux maladies

Le calcul tient compte des valeurs moyennes du rucher et des résultats des sœurs se trouvant sur les autres ruchers. Ces résultats sont rendus publics et l’anonymat des reines levé au cours du deuxième hiver et l’on pourra organiser dès le printemps suivant les élevages en vue de multiplier les reines primées.

Le testeur s’engage à faire tout son possible pour que le plus grand nombre des reines fournies au début atteignent la fin du programme. La perte de 2-3 colonies sur 12 est presque inévitable mais chaque perte de reine pénalise tout le groupe et pas seulement le testeur individuel en diminuant la qualité du travail de sélection. Si par malchance il perd la moitié des reines il ne faut en aucun cas qu’il jette l’éponge mais bien qu’il continue avec ce qui reste.

Le testeur s’engage aussi à effectuer tout le programme des tests car les résultats incomplets ne donnent pas droit au versement du subside de la confédération.

Les testeurs reçoivent des instructions détaillées dans deux journées de formation au printemps de la première et de la deuxième année. En plus les nouveaux testeurs seront suivis par un moniteur éleveur chevronné qui pourra leur donner des conseils supplémentaires. Après la publication des résultats l’OFAG versera à la SAR le montant de subsides correspondant au travail mené à bien. Les testeurs recevront alors une somme calculée sur le surcroit de travail causé par les tests à effectuer.

De l’avis de plusieurs testeurs qui ont terminé la première campagne de testage c’est une expérience enrichissante et ils se sont annoncés pour recommencer.

Tout apiculteur ou apicultrice ayant déjà une bonne expérience de la conduite d’un rucher et disposant d’au moins une bonne vingtaine de colonies depuis plusieurs années peut devenir testeur. Ce n’est pas nécessaire d’être éleveur de reines chevronné mais il faut avoir de l’intérêt pour l’élevage de reines et la sélection, c’est-à-dire l’évaluation des différentes caractéristiques des colonies d’abeilles.

Il ne faut pas oublier que la conduite d’un rucher de testage nécessite une certaine disponibilité. Il faut passer un peu plus de temps au rucher, observer strictement le calendrier des opérations et être rigoureux dans la mise à jour des annotations dans le carnet de testage.

Le responsable principal est dans chaque canton le chef des moniteurs éleveurs mais tous les moniteurs éleveurs et les testeurs qui ont déjà fonctionné ainsi que les présidents de section peuvent prendre note d’inscriptions et les transmettre au responsable.

Une inscription provisoire jusqu’à mi mars est conseillée l’inscription définitive doit intervenir avant le 15 avril.

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